
Centre artistique Awassô
Centre artistique Awassô
Danses, musiques, arts d'Afrique et de sa diaspora
Votre prof
Manon

A propos du cours
COURS ENFANT LUNDI 17h45-18h45 (vidéos en bas de page)
Empreintes d'une culture très vaste et fastueuse, les danses d'Afrique de l'Ouest sont d'une richesse infinie en perpétuelle évolution.
AUTHENTICITÉ ET MUSICALITÉ:
Les danses de village sont des danses sociales pratiquées par le peuple la plupart du temps lors de cérémonies qui rythment la vie quotidienne: initiation, fête des générations, récolte, chasse, mariage, funérailles... Elles se dansent traditionnellement en cercle ou individuellement dans le cercle. Les danseurs professionnelles les pratiquent aussi, et en Côte d'Ivoire, elles sont très codifiées dans certaines ethnies, d'où l'importance fondamentale de la relation danseur-musicien.
CRÉATIVITÉ ET CHORÉGRAPHIE:
Les danses de ballets ont été créés pour satisfaire les envies de folklorisme des colons dans les années 1950. C'est la naissance des ballets, en Guinée d'abord, qui a permit l'exportation de la culture Mandingue en Occident. On les pratique en groupe et en frontal, face à un public, en mettant de l'importance dans l'esthétisme, la synchronisation et la chorégraphie.
Les danses africaines, quelles qu'elles soient, font travailler la coordination, la souplesse, le lâcher prise, le cardio, la condition physique, la mémoire, l'acceptation du corps, l'écoute musical, le lien avec les autres... Et elles sont accessibles à tou.te.s, peut importe l'âge et la forme physique de chacun.
Une vraie thérapie!
Les percussions et les danses traditionnelles africaines ont énormément à nous (ré)apprendre. Et des émotions beaucoup plus profondes qu'on ne pourrait l'imaginer!
A la base, elles existent parce que tout est musique, tout est rythme. Dans chaque tâche ménagère ou du quotidien, on peut trouver du son, du tempo et du mouvement synchronisé: en pillant du riz, en semant des graines, en lavant du linge, en coupant du bois, mais aussi en tapant un clou avec un marteau!
Les percussions ont du sens en Afrique parce qu'elles accompagnent les danseur.se.s. Chaque son accompagne un pas. Elles créent de la cohésion, du lien social. On chante, on joue, on danse. Ensemble.
Les ballets, et avec les "concerts percu", où les musiciens et danseur.se.s s'adonnent à une démonstration de leurs prouesses techniques, sont nés en 1950, notamment parce que les colons avaient une grande demande de folklorisme.
Ils sont présentés en frontal, pour un public, en mode spectacle.
Avant cela, tout se pratiquait en cercle, les musiciens en osmose avec les danseur.se.s. Les percussionnistes étaient "au service" de la danse.
Cela existe toujours aujourd'hui bien sûr, notamment dans les fêtes coutumières (mariage, initiation, funérailles...) mais on perd souvent ce sens premier lors des cours de percussions et de danse en Occident.
Dans nos sociétés actuelles, la performance individuelle est souvent plus importante que le bien-être collectif. On est plus connectés à nos wi-fi qu'à notre voisin!
Et dans les sociétés occidentales, tout est cérébralisé, expliqué, intellectualisé. Le corps et ses ressentis ont peu de place.
Les percussions et la danse, peuvent permettre de se retrouver.
Et lorsque tout est aligné musicalement, que chacun est connecté à l'Autre, que l'on est vraiment dans le moment présent, on peut alors ressentir une harmonie, une symbiose presque spirituelle, qui touche le cœur et l'âme.
COURS ENFANT:
